Verde que te quiero verde

Tableau Banc de plumes. Joie2

Peut-être parce que les feuilles des arbres sont tombées dans les dernières bourrasques de la fin d’automne, c’est le vert de la nature qui a mobilisé toute mon inspiration dans cette nouvelle chanson du recueil Couleurs primaires. Des vers, piégés dans ma mémoire, sont alors remontés en résonance, comme une onde verte et coulée, dans la langue du poète que j’aime tant, Federico Garcia Lorca. Verde que te quiero verde. Verde viento. verdes Ramas…Tout naturellement, le premier vers a donné naissance au titre de la chanson et l’évocation du vert est aussi devenu un hommage à Lorca.

Le vert a grimpé dans les nuages

Il a semé dans son sillage

Une fraîche odeur d’herbe coupée

Et c’est à nous que j’ai pensé

Nos promenades au bord de l’étang

Dans le vert tendre d’un printemps

Et la douceur de la lumière

Couronnait ton front de mystère

J’ai pourtant oublié le vert 

Dieu Pan endormi sous ma terre

Aux doux éclats de rire d’enfant

Dans le jardin de mes vingt ans

Il y a bien longtemps aujourd’hui

Mais le vert qui pousse ma vie

Vers ce nouveau printemps joyeux

Porte les fruits de nos aveux

Verde que te quiero verde

Tu suis le cours de mes pensées

Et me promet un bel été

Verde que te quiero verde

Le poète ne s’est pas trompé

Et moi je t’aime à tout jamais 

 

Cet autre monde : les livres

Pendant tout un mois, nous avons travaillé avec un ami qui vient de monter sa petite maison d’éditions (Editions du Reflet, sur la région grenobloise), à la réalisation de cinq livres sur mon univers de création. Tout le savoir faire de François s’est exprimé à travers de magnifiques photos et une mise en page alliant recherche visuelle, subtilité et harmonie. Le résultat : cinq livres dans lesquels se déploie le fondement de mon travail, cinq thèmes qui confirment ma recherche intérieure à travers mes créations.

La profondeur

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Trente page pour seulement sept œuvres : une vue générale, un contexte, des détails, des codes couleurs…pour exprimer le plus profond de moi, l’introspection, le cœur sacré des choses où se trament la vie, les pensées, les êtres.

La légèreté

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Trente pages pour treize œuvres : un fil conducteur, le blanc de nacre et l’or, conduit l’œil et le cœur vers l’envol, la douceur et la tendresse.

Les voyages

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Trente pages pour onze destinations : des vieilles cartes du monde, les pages d’un carnet de voyages pour narrer les tribulations d’un voyageur immobile. L’œil capture un ciel, un jupon, une plume d’oiseau…et la main comme toujours reconstitue sa propre réalité.

Les mystères

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Trente page, dix mystères : le code couleur est le noir, la page de gauche contient un petit symbole et l’oeuvre se déploie sur la page de droite. Le monde subtil, les dimensions de l’intouchable vérité, celle qui nous touche pourtant à l’âme, celle qui conduit ma main vers une parole qui s’offre, indéchiffrée, à celui qui voudra bien la lire…

Le temps des couleurs quant à lui est un recueil de dix sept de mes chansons illustrées par des tableaux.

Toute jeune maison d’éditions, les Editions du Reflet ne possèdent pas encore leur site mais François y travaille et très prochainement vous la trouverez sur le net. Les cinq livres seront en vente dans sa boutique.

Editions du Reflet livres sur-mesure http://www.edireflet.fr  f.horras@gmail.com

Elle chantait (le rose)

tableau Chant 2

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : les couleurs de la vie se présentent dans leur ronde incessante  et  après le gris et le noir, le rose pointe le bout de son nez dans une nouvelle chanson née ces jours derniers.

S’il est une couleur que j’aime par dessus tout c’est bien le rose. Elle représente pour moi la joie et la douce et vivifiante présence du tout, la consistance tangible des choses de ce monde dans leur tri-dimension. Cette couleur a cependant toujours subi une forte discrimination et le poids de préjugés inexpliqués ancrés dans les consciences jusqu’à aujourd’hui. Je l’aime d’autant plus que nous devons persévérer, elle et moi, dans notre volonté de la montrer envers et contre tout aux yeux du monde.

Cette fois -ci, elle s’est glissée dans ma dernière chanson : « Elle chantait ». Les amoureux d’Edith Piaf reconnaîtront à travers les paroles certains titres de sa discographie, mais avant tout, l’hommage au rose qu’elle a si bien exprimé.

Elle chantait la vie est rose

Mais aux questions que l’on se pose

Les réponses n’ont pas toutes, la couleur des fleurs.

Il lui a fait tourner la tête

Et pour que jamais ne s’arrête

Ce manège qui tournait dans son cœur,

Elle écoutait l’accordéoniste

Dans la foule qui insiste.

Les amants d’un jour murmurent quelque chose.

Pour que toujours la vie soit plus rose.

Milord tu as gâché ta vie

A parcourir les rues d’Paris

Ce matin emportera ta nuit.

Elle t’a donné sa joie, sa voix

Elle te promet qu’on t’aimera

Un autre jour, un autre monde s’offre à toi.

Tu dois suivre ce chemin,

A deux l’on peut voir plus loin.

Les mots d’amour racontent tous quelque chose,

Afin de toujours voir la vie en rose

Un refrain courait dans les rues

Tu l’écoutais, moi je t’ai vu

Et comme elle, j’ai crié « c’est l’amour ».

Tourbillons et pluies d’été,

Emporte-moi, fais-moi rêver

De ces rêves qui dureront toujours.

Non je ne regrette rien.

Cette étoile dans le matin,

A éclairé mon chemin pour que j’ose,

M’envoler et voir la vie en rose.

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