Cabinet de curiosités de Monsieur Eugène.

Une table basse Maisons du monde, dite opium, une récolte d’objets anciens principalement familiaux, des discussions passionnées sur le comment, le pourquoi, les couleurs, l’agencement…du cœur à l’ouvrage, et il en faut pas mal car le labeur est grand…Bref, un travail à quatre mains et la voilà, drapée dans son intemporalité, renfermant dans son ventre des « trésors » du passé.

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Après une dépose du plateau centrale, jean-louis s’est concentré sur la réalisation des casiers, adaptant la profondeur totale à la hauteur de l’objet le plus haut. Des petites estrades intérieures dans chaque casier viennent surélever les objets à des hauteurs différentes, créant ainsi une dynamique visuelle. Pendant ce temps, je me suis occupée du ponçage de l’ensemble et j’ai réfléchi aux couleurs. Très rapidement, j’ai opté pour une harmonie avec la sellette et le petit meuble confiturier (voir articles précédents), proches voisins de la table : le noir queue de pie de chez Libéron réveillé par un voile de nacre et un rose fuchsia recouvert de cire prune. Un jeu d’écriture de chaque côté des grandes largeurs « Cabinet de curiosités » et « Monsieur Eugène » apporte la dernière touche à la mise en couleur.

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Monsieur Eugène, l’arrière grand-père de Jean-Louis, mon mari, serait sûrement ému de retrouver des objets de son passé, un autre temps qui se raconte au beau milieu de notre salon pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Petits bricolages de l’été, suite…Un îlot de cuisine revisité

img_1970Puisque les murs de la maison se sont étoffés au point de ne plus pouvoir accrocher oeuvre qui vive, j’ai jeté mon dévolu d’artiste sur les parois de l’îlot de notre cuisine. La gamme de couleur définie et les matériaux récoltés (merci le web !), je me suis installée quelques heures par jour, assise sur le sol devant mes « châssis vierges » et ai opéré une savante transformation : patience et fantaisie ont été les mots d’ordre pour cette composition.

Mosaïques de bois, pâtes de verre et mosaïques de pierre, verre pailleté et martelé, tesselles de terre réalisées dans de la terre durcidur et peintes, carrelages et billes de verre composent ce joyeux assemblage. La lumière frappe les matières et les fait chanter dans des tonalités différentes. Le meuble sage et inerte, semble à présent vivant et offre au gré des visiteurs une impression toute particulière. En ce qui me concerne, je lui trouve un air d’autel du Moyen-Age, orné de pierres précieuses où se glissent quelques éclats d’or et d’argent.

Les petits bricolages de l’été : atelier meubles

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Juste un petit mot…Un petit meuble, style confiturier, récupéré alors qu’il voyageait vers la déchetterie ! Un bon ponçage, des couleurs, du cœur à l’ouvrage et une nouvelle histoire pour ce compagnon élégant et raffiné. Avec l’aide de Jean-Louis, un nouveau plateau comme un herbier, accueille des trouvailles à l’expression féminine façon boudoir : plumes, perles de terre, boutons de rose, boutons et laine, rubans…et tesselles de terre pour une composition abstraite. Un verre vient fermer le tout, emprisonnant à tout jamais cette scène, dans les méandres bucoliques d’une histoire qui se réinvente à chaque regard.

Un détour par Emmaüs et une nouvelle sellette tente une approche de la maison avec timidité. Son costume n’est pas vraiment dans le ton et je la sens très mal à l’aise du haut de ses années d’expérience : ses compagnons la boudent. Je vais l’aider dans son acclimatation en opérant du tri dans son dressing.

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J’ai gardé les mêmes couleurs que pour le confiturier car elles me réjouissent le cœur : belle présence, la douceur du rose et l’union seyante du couple noir et rose. Je la nomme « Moulin rouge », avec en mémoire, le souvenir de Satine, longues jambes et taille de guêpe.

L’été a été rempli de belles rencontres et entre autre, celle avec  le passé. Une nouvelle vie pour deux conteurs d’histoires !