Perles d’or et d’argent

les-pas-fragments-dun-long-voyageUne nouvelle chanson et des nouvelles couleurs au pays de « Couleurs primaires » : l’or et l’argent.

Évoquer les couleurs c’est, comme vous l’avez compris, évoquer mon amour pour les Arts plastiques, tout particulièrement la peinture. Mais c’est aussi l’occasion de rendre hommage aux artistes que j’aime et qui peuplent mon univers, encourageant de leur aura mes efforts de création et teintant mon quotidien de cette magie que seul l’Art peut offrir.

Avec « Perles d’or et d’argent » c’est une pensée de tendresse qui s’envole vers un grand musicien, déjà évoqué dans un article précédent, Chet Baker. Je souhaite également offrir cette chanson à mon amie Annick, pianiste avec laquelle je travaille et me produis. Cette envolée dans un monde feutré, où  délicatesse et  sensibilité se conjuguent, symbolise notre collaboration et notre entente musicale.

Chet, tu chantes comme ta trompette

Des notes qui se répètent

Et meurent en un instant.

Les mots effleurent mon âme

Et posent sur mon cœur, des larmes

De douceur, teintées d’or et d’argent.

Ton paradis n’est pas vraiment celui

Que tu t’étais promis

Mais sous tes doigts endormis

Ta musique de vie étincelle

Des notes qui ruissellent

Perles d’or et de ciel.

Dans un soupire, my funny Valentine,

De ta voix tu dessines

La femme de velours.

But not for me

Aléas de la vie

Ton chemin se finit

Voyage sans retour.

Ton paradis a perdu la lumière

Mais l’éclat de ta voix

Redescend jusqu’à moi.

Comme un ami, le voile de ton mystère

auréole mon chant

 Perles d’or et d’argent.

Chet…

Verde que te quiero verde

Tableau Banc de plumes. Joie2

Peut-être parce que les feuilles des arbres sont tombées dans les dernières bourrasques de la fin d’automne, c’est le vert de la nature qui a mobilisé toute mon inspiration dans cette nouvelle chanson du recueil Couleurs primaires. Des vers, piégés dans ma mémoire, sont alors remontés en résonance, comme une onde verte et coulée, dans la langue du poète que j’aime tant, Federico Garcia Lorca. Verde que te quiero verde. Verde viento. verdes Ramas…Tout naturellement, le premier vers a donné naissance au titre de la chanson et l’évocation du vert est aussi devenu un hommage à Lorca.

Le vert a grimpé dans les nuages

Il a semé dans son sillage

Une fraîche odeur d’herbe coupée

Et c’est à nous que j’ai pensé

Nos promenades au bord de l’étang

Dans le vert tendre d’un printemps

Et la douceur de la lumière

Couronnait ton front de mystère

J’ai pourtant oublié le vert 

Dieu Pan endormi sous ma terre

Aux doux éclats de rire d’enfant

Dans le jardin de mes vingt ans

Il y a bien longtemps aujourd’hui

Mais le vert qui pousse ma vie

Vers ce nouveau printemps joyeux

Porte les fruits de nos aveux

Verde que te quiero verde

Tu suis le cours de mes pensées

Et me promet un bel été

Verde que te quiero verde

Le poète ne s’est pas trompé

Et moi je t’aime à tout jamais 

 

Les couleurs sont devenues son…Méditations urbaines.

Un matin, une brume chagrin,
en partance, la lumière se balance.
Un bazar, des couleurs qui s’égarent
et se lancent des défis d’opulence…

Extrait de « Bain de foule ».

La bouche a rejoint les mains et la matière qui s’en échappe est aussi un support d’expression extraordinaire. La voix se travaille comme de la peinture, tonalités, vibrations, intensité, lumière, légèreté, élans…

Musique. Notes de cœur. Détail. Huile sur toile.
Musique. Notes de cœur. Détail.
Huile sur toile.

Depuis un an, j’ai engrangé dans mes bagages artistiques, douze chansons que j’ai écrites et composées, guidée par deux anges gardiens qui m’entourent de leur halo musical si parfait, de leur profondeur et de leur « enseignement », Chet Baker et Miriam Klein.

chet baker
Chet Baker.

Une amie pianiste, séduite par cette aventure, a formalisé les partitions et les arrangements et nous formons un duo quelque peu étrange, elle au piano, si douée, si professionnelle et moi au chant, autodidacte avec ma soif d’apprendre. Un ami contrebassiste semble tenté lui aussi et nous offre les accords boisés et profonds de sa chère compagne.
Notre petit récital se construit, couleur jazz et portera le nom de « Méditations urbaines ».
Chaque histoire met en évidence un paysage citadin qui fonctionne comme un tableau : les personnages, les couleurs et la lumière se posent comme des touches de matière sur le support musical de façon très visuelle.
Notre travail avance avec bonheur et nous envisageons une petite représentation en fin d’année, si tout se passe bien.
Dans la maison, tous les jours, mon atelier se remplit des sons de ces mélodies chantées et retravaillées avec assiduité.
Comme je l’ai toujours senti, il existe un lien étroit et privilégié entre la bouche et les mains. Un même souffle s’en échappe, ce que l’on pourrait nommer l’inspiration…

Bouche de métro,
froid dans le dos,
des silhouettes dans la brume,
miroir de nuit sur le bitume,
mes pas se perdent dans un écho.

Extrait de « Cœur mouillé ».
Le royaume des sables
Le royaume des sables. Triptyque, huiles sur toiles.