Elle chantait (le rose)

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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : les couleurs de la vie se présentent dans leur ronde incessante  et  après le gris et le noir, le rose pointe le bout de son nez dans une nouvelle chanson née ces jours derniers.

S’il est une couleur que j’aime par dessus tout c’est bien le rose. Elle représente pour moi la joie et la douce et vivifiante présence du tout, la consistance tangible des choses de ce monde dans leur tri-dimension. Cette couleur a cependant toujours subi une forte discrimination et le poids de préjugés inexpliqués ancrés dans les consciences jusqu’à aujourd’hui. Je l’aime d’autant plus que nous devons persévérer, elle et moi, dans notre volonté de la montrer envers et contre tout aux yeux du monde.

Cette fois -ci, elle s’est glissée dans ma dernière chanson : « Elle chantait ». Les amoureux d’Edith Piaf reconnaîtront à travers les paroles certains titres de sa discographie, mais avant tout, l’hommage au rose qu’elle a si bien exprimé.

Elle chantait la vie est rose

Mais aux questions que l’on se pose

Les réponses n’ont pas toutes, la couleur des fleurs.

Il lui a fait tourner la tête

Et pour que jamais ne s’arrête

Ce manège qui tournait dans son cœur,

Elle écoutait l’accordéoniste

Dans la foule qui insiste.

Les amants d’un jour murmurent quelque chose.

Pour que toujours la vie soit plus rose.

Milord tu as gâché ta vie

A parcourir les rues d’Paris

Ce matin emportera ta nuit.

Elle t’a donné sa joie, sa voix

Elle te promet qu’on t’aimera

Un autre jour, un autre monde s’offre à toi.

Tu dois suivre ce chemin,

A deux l’on peut voir plus loin.

Les mots d’amour racontent tous quelque chose,

Afin de toujours voir la vie en rose

Un refrain courait dans les rues

Tu l’écoutais, moi je t’ai vu

Et comme elle, j’ai crié « c’est l’amour ».

Tourbillons et pluies d’été,

Emporte-moi, fais-moi rêver

De ces rêves qui dureront toujours.

Non je ne regrette rien.

Cette étoile dans le matin,

A éclairé mon chemin pour que j’ose,

M’envoler et voir la vie en rose.

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Couleurs primaires : le jaune

La musique composée depuis quelques semaines n’attendait plus que les paroles, farandole de mots, jaillissement d’images se bousculant aux portes de mes pensées. Le nouvel album prend tournure et les trois couleurs primaires sont répandues sur leur palette, prêtes aux mélanges les plus étonnants. Le jaune, drapé d’une chaude lumière de souvenirs picturaux, coule comme un miel.

Tes blés doré sont plutôt rouges,

dans la lumière d’un soir qui bouge.

Imperceptiblement,

l’œil se détend

et voit tourner le bleu des tourbillons,

d’un ciel aux mille étoiles

jaunes sur la toiles

ensorcelée par tes pensées.

Tes tournesols se sont tournés

vers les regards du monde entier.

Et dans ta petite chambre

les meubles tremblent

et ne tiennent plus debout.

Soif de couleurs, de vie par dessus tout.

Des hommes endormis,

ne se soucient

plus, de la Vie qui coule sur leur vie,

baignent dans la chaleur

des chaudes heures

d’été, bercés d’éternité.

Tes meules de foin restent sans voix,

pourtant leur jaune parle de toi.

Silence des pinceaux.

Comme un bateau,

sur la mer amère de tes colères,

le bleu de tes soleils,

au gout de miel,

s’agite à tout jamais au fond du ciel.

Et ton regard là sur le mur

perce mes rêves de son bleu dur,

pénètre mon décor

jette de l’or

sur la nature qui jamais ne s’endort.

Je peins en toi,

Vincent, le jaune et moi.

Je vois en toi,

Vincent, un jaune éclat.

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Firmament.  Peinture sur verre, collage de verre, de matériaux divers et feuille à dorer.

Cette chanson est un hommage au grand peintre Van Gogh et s’intitule Vincent, le jaune et moi. Grand magicien, il a enchanté tout ce qu’il voyait et restituait, par sa peinture. Dans son oeuvre, on perçoit et ressent la vibration de la vie comme un mouvement perpétuel lové dans la couleur jaune. Je ne pouvais pas parler du jaune sans l’évoquer…

La musique, quant à elle, s’inspire du jazz manouche de Django Reinhardt, sur un rythme doux et scandé, évoquant les années trente.

Couleurs primaires

L’aventure musicale continue et avec elle, celle de l’écriture. Nous travaillons et répétons « Méditations urbaines » dans la perspective d’une autre représentation à l’automne. Mais un autre album se profile avec déjà trois chansons composées et deux écrites. Je voudrais profiter de mon expérience de peintre-plasticienne et parler des couleurs. Tout naturellement, l’album s’intitulera « Couleurs primaires », les trois couleurs maîtresses par lesquelles  passe la composition des autres, en de savants mélanges, subtiles ou francs.

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Le bleu, écrite et composée depuis un mois s’intitule « Au fond de tes yeux »: rythme lent, voix suave, déclaration d’amour, thème sacré dans le jazz !

Au fond de tes yeux

danse un paysage,

entre deux nuages

je vois ce que je veux.

Des vallées profondes,

tous les matins du monde,

la glace et le feu,

au fond de tes yeux.

Ton bleu m’envole dans les airs,

ne plus poser le pied par terre,

une aile douce qui se déploie

et qui me pousse dans tes bras.

Je regarde encore,

et trouve un trésor,

des métaux précieux,

au fond de tes yeux.

Alors je m’y perds

et c’est ce que j’espère,

me noyer dans le bleu

si profond de tes yeux.

Le rouge fait écho à certaines chansons de Claude Nougaro que j’adore. Un long fleuve chaud serpente à l’intérieur du corps, inondant d’une énergie impétueuse et hardie chaque cellule, chaque mouvement, chaque idée…

Je vois rouge

Besoin que çà bouge

Avancer droit devant soi

Gagner à chaque pas

En confiance

Sourire à la chance

Ne rien céder à la peur

Et annoncer la couleur

 La chaleur

du rouge dans le cœur

Réconfort

Du doute qui s’endort

Se tarit et j’en finis

Rivière de ma vie

Coule encore

En rouge et en or 

Je ne sais pas

où  cela me mène

Vide sous mes pas

Mais j’y vais qu’en même

Battements

Du rouge dans mes veines

Lentement

La couleur me ramène

A la vie

Horizons inconnus

c’est parti

Vers l’inattendu

Et j’y crois, j’y crois vraiment

Le rouge est en moi

Pour toujours

Le don de l’amour

Je ne sais pas, non ne sais pas

Où cela me mène

Un rouge éclat

Bondit de joie

Et coule dans mes veine

Je ne sais pas, non ne sais pas 

Où cela me mène

Un rouge éclat 

Bondit de joie

S’écoule et se répand au fond de moi…

Quant au jaune, la musique est composée mais les paroles sont encore à venir. Et suivra une cascade de couleurs inspirées par une émotion, une image, un visage…

Pour le moment, le bleu et le rouge ! Il ne nous reste plus qu’à travailler sur les arrangements, répéter les chansons en s’appropriant le texte, la ligne mélodique, les accords au point de s’évader sur de l’improvisation le plus possible. Ce n’est pas le plus facile mais c’est une telle joie !