Sac bohème et collier inca : Rhapsody in blue

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Rhapsody in blue Sac bandoulière, batik et tissu d’ameublement, broderies, perles et dentelle. Collier art textile brodé main, perles, plumes et médaillons laiton. Boite terre auto durcissante, feuille à dorer et peinture.

Je quitte musique et pinceaux pour un temps et m’installe à nouveau devant ma machine à coudre : quelques chutes de tissu, perles, rubans et dentelle et la musique de Gershwin éclate en de belles harmonies de bleus, accords de nuits, d’or et d’argent. La douceur nocturne de l’été se glisse dans ces créations où se mêlent travail musical et peinture des jours précédents. Avec quelques restes de tissu que l’on aurait pu jeter à l’oubli dans l’impulsion d’un nettoyage de printemps, une intense « Rhapsody in blue » prend vie et envahit l’espace de ces teintes douces et vibrantes à la fois.

Regardez…Ecoutez…

La création est le plus merveilleux des voyages ! Voyage intérieur alors que les mains s’affairent, les sensations remontent du plus profond de la mémoire et jaillissent dans la matière comme inspirée. Et, lorsque le travail accompli, les œuvres ou  les objets sont à la vie, dans leur autonomie s’offrant aux regards d’autrui, à les contempler « le créateur » voyage encore dans des univers insoupçonnés qu’il n’avait pas entrevus auparavant. La blue rhapsody de Gershwin résonne, muette derrière le voile de la nuit…

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Les sentiers sacrés de l’Himalaya : Saris dans les théiers

Belle satisfaction aujourd’hui, mon souvenir de Darjeeling est définitivement fixé sur son support de laine et de tissu, le tout, serti dans une boite aux couleurs douces et mouvantes. Quelques heures de travail à la machine à coudre, ont permis la réalisation d’un fond brodé sur un batik avec velours de soie. Les petits tissages voyagent sur ce fond presque fané, évocation d’un ciel instable incrusté de théiers bruissants dans un vent de montagne. J’aime cette évocation de Darjeeling : l’être humain vêtu de végétal et le végétal comme éclaboussé par les couleurs, un va et vient entre la nature et l’humain…

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L’instant sacré réside dans la dégustation d’une tasse de thé, puissant ou doux, corsé ou fruité ; personnellement je l’aime délicatement parfumé aux épices suaves et goûteuses ou aux notes pétillantes de bergamote.

Cette escale en Inde valait bien le détour et me laisse au cœur une intense bouffée d’air chargée de thé et de soie…

Les sentiers sacrés de l’Himalaya : en passant par Darjeeling

Avant de me rendre au Bhoutan, une envie de thé parfumé, ondulant dans la fraicheur matinale, s’est imposée à moi, vagues vertes parsemées de soies de couleur. Aussi, tout naturellement mon chemin a-t-il conduit mes mains vers l’Inde et la « Cité de la foudre », la verdoyante Darjeeling, lovée dans ses brumes, lambeaux de rêves et de légendes. Une escapade gourmande au pays du thé, une dégustation haute en couleurs et en émotions !

Boîtes de thé

La marée verte s’étend devant moi escaladant les versants ensoleillés sous un ciel mitigé où se perdent des morceaux de bleu enfumés de colère. Les saris récoltent avec douceur le précieux végétal, semant dans leur sillon des éclaboussures de soie, d’or et d’argent, magnifiques ailes de papillons qui ne déploieront jamais leurs ailes au grand air des cimes.

Les saris dans les théiers, nouvelle escale lors de ce périple au cœur de l’Himalaya sacrée laisse entrevoir sa finesse et la subtilité de ses couleurs.

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Cette œuvre requiert encore quelques heures de travail, mais je ne résistais pas à l’envie de la présenter telle qu’elle m’est apparue, légère apparition au gout de thé.