Oiseaux facétieux

Des restes de peinture à l’huile sur une palette après un cours sur mon atelier et une toile vierge oubliée depuis plusieurs années dans mes combles !

Je viens d’écrire la chanson, La couleur des sentiments, poésie naïve d’un jardin en fleurs au début du printemps et dont l’intention première est le violet.

Aussitôt, de charmants oiseaux joueurs se glissent dans le violet d’un fond lumineux : la poésie naïve a pris corps pour le plus grand plaisir de ma fille Livia qui côtoie les pimpants volatiles sur son lit de repos.

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Complices. Huile sur toile. 20cmX40cm.

La couleur des sentiments : le violet

En attendant que sèche l’huile de mes dernière toiles et avant d’y apporter les dernières touches, je me suis penchée de nouveau sur le recueil « Couleurs primaires » et une toute nouvelle chanson est née ce matin même.

Visitée par le violet, je n’ai pu résister au langage des fleurs, en jouant sur les mots, avec un texte au charme désuet et naïf.

Meuble Un soir, un bal

La couleur des sentiments

Timidement sous sa voilette

Une petite violette

Tournée vers le soleil levant

Attend l’amour confusément.

Mais serait-ce cet oiseau chanteur

Qui charmant enflammera son cœur

Ou bien plutôt ce gros bourdon

Qui la regarde d’un air bougon ?

Non, non je ne crois pas.

Longtemps, elle attendra.

Ce n’est pas la couleur

Qui bat tout au fond de son cœur.

Un peu plus loin ce matin là

A fleuri près d’elle à deux pas

Un grand iris violet

Un peu hâbleur mais qui lui plait.

Ils ont accordé leurs couleurs.

Se sont livrés de cœur à fleur. 

Entre l’ombre et la lumière

Leurs mots d’amour flottent dans l’air.

Oui, c’est une romance

Qui parle d’espérance

Brille dans l’innocence.

Un beau conte au jardin de l’enfance.

Timidement sous sa voilette

Une petite violette

a arboré ce printemps

La couleur des sentiments.

Serait-ce l’approche du printemps et les derniers jours ensoleillés ? Un petit air à la Trenet s’est glissé dans ma tête, joyeux et pétillant. Le violet puissant a choisi la discrétion et préféré la pudeur des violettes à la théâtralité et l’opulence des velours d’orient.